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J’étais venu pour vivre une simple histoire d’amour mais il n’y en avait aucune de libre je suis parti faire un tour Un oiseau sur la barrière chantait que c’était le printemps et ça en avait bien l’air le temps était content J’ai marché dans la lumière j’ai coupé à travers champs jusqu’à ce ruisseau d’eau claire où j’allais quand j’étais enfant Mais une cloche a sonné 5 heures qui n’y était pas de mon temps je suis revenu dans mon rêve dans notre arrondissement C’était l’heure où les lycéennes et leurs troupes de poursuivants s’échappent de leurs classes c’est l’heure que j’aime tant Mais pas trace dans leur sillage du triste ado que je fus retour au vieux ruisseau d’eau claire disons que je n’existe plus
« Court-métrage expérimental » reprenant une vieille compo originellement intitulée Quimperlé sous la pluie.
Mélodie automatique du 1er novembre 2001.
... Avec ci-dessous une « vidéo », juste pour ceux qui ont besoin de se distraire les yeux :
Deux papillons volent dans la lumière Deux libellules collées volent aussi Mademoiselle, je m’en vais seul, par les champs Les petits veaux courent sur la prairie Aveugles après de longs mois d’écurie Mademoiselle, je m’en vais seul, par les champs Le pommier déploie ses branches aux abeilles La rivière son cours d’eau au soleil Mademoiselle, je m’en vais seul, par les champs Campagne d’où me vient ce bonheur pâle Qui me fait comme une consolation
Composée quand j’avais 18 ans (mais l’arrangement est récent). Élégie d’un fils de plouc amoureux. Ça a existé. Aujourd’hui c’est presque aussi vieilli qu’une gwers des Soeurs Goadec.
I wonder whether the girls are mad, And I wonder whether they mean to kill, And I wonder if William Bond will die, For assuredly he is very ill. He went to church in a May morning, Attended by Fairies, one, two, and three; But the Angels of Providence drove them away, And he return’d home in misery. He went not out to the field nor fold, He went not out to the village nor town, But he came home in a black, black cloud, And took to his bed, and there lay down. And an Angel of Providence at his feet, And an Angel of Providence at his head, And in the midst a black, black cloud, And in the midst the sick man on his bed. And on his right hand was Mary Green, And on his left hand was his sister Jane, And their tears fell thro’ the black, black cloud To drive away the sick man’s pain. `O William, if thou dost another love, Dost another love better than poor Mary, Go and take that other to be thy wife, And Mary Green shall her servant be.` `Yes, Mary, I do another love, Another I love far better than thee, And another I will have for my wife; Then what have I to do with thee? `For thou art melancholy pale, And on thy head is the cold moon’s shine, But she is ruddy and bright as day, And the sunbeams dazzle from her eyne.` Mary trembled and Mary chill’d, And Mary fell down on the right-hand floor, That William Bond and his sister Jane Scarce could recover Mary more. When Mary woke and found her laid On the right hand of her William dear, On the right hand of his loved bed, And saw her William Bond so near, The Fairies that fled from William Bond Danc’d around her shining head; They danc’d over the pillow white, And the Angels of Providence left the bed. I thought Love lived in the hot sunshine, But O, he lives in the moony light! I thought to find Love in the heat of day, But sweet Love is the comforter of night. Seek Love in the pity of others’ woe, In the gentle relief of another’s care, In the darkness of night and the winter’s snow, In the naked and outcast, seek Love there!
Corazon Cory Aquino mi padre fue ministra de la guerra mi madre fue ministra de la paz yo soy un fantasino
Rien de grave... Tout est gravé sur le sable... Rien de grave... Les enfants savent... Sur la mer vont des épaves dans leurs cales les cadavres des esclaves rien de grave Une femme attend que je crève enfin je crois enfin elle ne sait pas bien elle-même ce qu’elle attend de moi je crois Rien n’est grave... Tout est gravé sur le sable...
Je vais, un pied dans le vide, une main calmant mon suicide, et à moins que je ne me décroche une patte, je resterai un acrobate. J’ai eu un accrochage avec la dame des ménages, qui redoute dans son balayage des morceaux de moi sur son carrelage. Je suis un acrobate de cloche-pied à croche-patte la vie m’est en grand danger mais la vie j’y suis un étranger Si je jongle c’est pour inviter la caissière du cirque à s’enfermer avec moi dans la boîte à musique pour faire du rock acrobatique
Faire une pause, laisser passer, qq secondes ou qq. années Faire une pause, arrêter de penser, qq s. / qq. a. Faire une pause, se retenir de respirer, qq s. / qq. a. Se mettre en cause, arrêter de poser, qq s. / qq. a. Faire une chose, arrêter de déconner, qq s. / qq. a. Faire une chose, laisser du temps filer, qq s. / qq. a. Se démettre au monde, arrêter de causer, qq s. / qq. a. Se couper en rose, se sentir se faner, qq s. / qq. a. Faire quelque chose, arrêter d’avancer, qq s. / qq. a.
Ils en ont voulu au Joueur de la Flûte Parce qu’il lutte contre leurs chats Ils en ont voulu au Joueur de la Flûte Qui butte les pachas Ils en ont voulu au Joueur de la Flûte Qui persécute ses propres rats Ils en ont voulu au Joueur de la Flûte Qui réfute le rachat Ils en ont voulu au Joueur de la Flûte Et sa chute fut avec fracas Ils en ont voulu au Joueur de la Flûte Toujours en butte à leurs tracas Ils en ont voulu au Joueur de la Flûte Dont la flûte est pleine de crachats Ils en ont voulu au Joueur de la Flûte Mais c’est la Flûte qui vaincra !
Dix-sept ans et demie, c’est l’âge de mon amour dix-sept ans et demie, c’est l’âge de mon amour dix-sept ans et demie, et quand elle aura une année de plus que Dix-sept ans et demie, dix-huit ans et demie sera l’âge de mon amour Qui t’a faite si jolie dis-moi qui t’a faite si jolie qui t’a faite si jolie dis-moi qui t’a faite si jolie ton papa ou ta maman, la cigogne, le cygne, le rossignol ton papa ou ta maman, ou le vent qui transporte le parfum des fleurs sous le soleil Toute chose est naturelle ici-bas sous le vent et aucune n’est éternelle sous le vent et souvent la vie est belle et moi qui suis si triste dedans et souvent la vie est belle sur la terre des hirondelles et des éléphants Dix-neuf ans et demie, c’est l’âge de mon amour
Un jour que je marchais
dans les rues de mon quartier
je me suis rendu compte
que j’étais devenu un
Chien marchant
sur mes quatre pattes nues et
marchant dans la merde
que les autres chiens avaient perdu et
Peut-être pour me ranger
un peu de toute cette merde
je me suis arrêté
pour pisser contre un arbre
Mais je me trompais c’étaient les jambes
d’une petite fille de l’école
qui s’est mise à me frapper
jusqu’au sang dans la gueule
Je n’ai jamais été amoureux
Je n’ai jamais été amoureux
Je le défendrai avec les armes devant les dieux
avec les larmes devant les yeux
Puis sur ce trottoir
comme j’étais à y perdre
mon sang qui se mélangeait
avec toute cette merde
Bien que des gens s’affolaient
pour me trouver une ambulance
la petite conne continuait
et j’ai perdu connaissance
Quand je me suis réveillé
au fond de cette ambulance
où j’avais été vidé
comme on vide un sac poubelle
Dans un camion poubelle
l’infirmière me fixait de la
haine plein les yeux
me rappelant que je n’étais qu’un chien de merde
Alors ça n’a pas manqué
devant cette infirmière et
son regard de haine
de dégoût et de merde moi
Sans raison
je l’ai trouvé si chienne
que j’en suis tombé
sous dépendance morbide
Je n’ai jamais été amoureux
Je n’ai jamais été amoureux
Je le défendrai avec mes larmes devant les dieux
avec les armes devant les yeux
Update : un « vidéoclip » récent sur une version du couplet jouée à l’ordinateur musical MSX
Ur bloaweth mad a souetan
D’an dud yaouank eus an ti-mañ
Ha d’ar reoù goth prosperite
Hag ar Barados digant Doue.
Une bonne année je souhaite
Aux jeunes gens de cette maison
Et aux vieux prospérité
Et le Paradis avec Dieu.
Ha d’ar reoù goth prosperite
Hag ar Barados digant Doue.
Doue d’ ho miro ken da vloax
Ha gant an Itron Varia
Et aux vieux prospérité
Et le Paradis avec Dieu.
Que Dieu vous garde jusqu’à l’an prochain
Et avec la Vierge Marie
Joseph skôe war ar porthioù
An Aotroù a ghoulenne piw oa eno :
« Plijoud ganeoqh Aotroù an ti
Plijoud ganeoqh lojañ Mari ? »
Joseph frappait aux portes
Le maître demandait qui était là :
" Vous plairait-il, maître de la maison
Vous plairait-il loger Marie. "
« Leun eo ma khambchoù, leun eo ma thi,
Leun int toud à dremenidi,
À dud-jentil yaouank, à Varoned
Qhwi zo tud paour, n’ hoh lojin ked. »
" Pleines sont mes chambres, pleine ma maison
Pleines elles sont toutes de gens de passage
De jeunes gentilhommes, de barons
Vous êtes des pauvres, je ne vous logerai pas. "
Joseph skôe war ar porthioù
An Itron a ghoulenne piw oa eno :
« Plijoud ganeoqh Itron an ti
Reiñ unan d’ ho merqhed da Vari ? »
Joseph frappait aux portes
La dame demandait qui était là :
" Vous plairait-il, dame de la maison
Donner une de vos filles à Marie ? "
« Aed eo ma merqhed da gousked
Ha ken na vo dex na savfont ked
Nemed ma merqhig Berqhet
Zo maned ase war gornig an oaled.
" Mes filles sont allées dormir
Et avant le jour ne se lèveront pas
Si ce n’est ma petite Brigitte
Qui est restée là au coin de l’âtre.
Ma merqhig Berqhed zo ase
War gornig an oaled ’n he khoasex
Berqhet, Berqhet sav alesse
Ha kid er varchossi gant Mari.
Ma petite Brigitte est là
Au coin de l’âtre assise
Brigitte, Brigitte levez-vous de là
Et allez à l’écurie avec Marie.
Berqhet, Berqhet sav alesse
Ha kid er varchossi gant Mari. »
« Penaos eqh ghellin sikour Mari
Pa n’am eus nà dorn nag isili ? »
Brigitte, Brigitte levez-vous de là
Et allez à l’écurie avec Marie.
" Comment pourrais-je aider Marie
Quand je n’ai ni mains ni membres ? "
Berqhet, Berqhet gorren ma mab
Ha me rayo deoqh ur goprig vad.
Ho kouel vo assambles gant ma heni,
Santes er Barados kehid ha me. »
Brigitte, Brigitte recueillez mon fils
Et je vous donnerai une bonne récompense.
Votre fête aura lieu avec la mienne
Sainte au Paradis comme moi. "
Oa ked he ger peurachuet
Mà devoa dorn ha bisïet,
Daou dornig ken kàer hag an dex
Wit sikour gwir vab Doue.
Elle n’avait pas fini de parler
Qu’elle avait des mains et des doigts
Deux petites mains aussi belles que le jour
Pour aider le vrai fils de Dieu.
Bisïed ha daouarn he deus bed,
Ar mabig Jesus zo gorreed.
Bisïed ha daouarn he deus bed,
Ha mabig Mari mailhured.
Des doigts et des mains elles a eu
Le petit Jésus est recueilli.
Des doigts et des mains elles a eu
Et le fils de Marie est emmaillotté.
Di-sul vintin, pa savis,
Me tae ur sonj em phenn :
Da vont da wel ma mestres
D’ar gêrig à Gouren
Dimanche matin en me levant
Une idée m’est venue
D’aller voir ma maîtresse
Au village de Gourin
Ha me glewas un eostig
War boues penn o kanañ
Hag a lavaras din-me :
« Da vestres zo klañv bras »
Et j’entendis un rossignol
À tue-tête chanter
Me disant :
Ta maîtresse est très malade
Ha me yeas da m’ chakod
’ Trema ma phistolenn,
Ha tiskaras an eostig
D’ an traoñ deus ar wedhenn !
Et moi à ma poche
À mon pistolet
Et de descendre le rossignol
Au bas de l’arbre
Maro ew ma mestresig
Maro hag interred
Lakaed ew –barth an douar,
E kornig ar vered.
Morte est ma chère maîtresse
Morte et enterrée
Mise dans la terre
Au coin du cimetière.
il aurait tant voulu qu’elle l’aime mais il avait trop de problème il aurait tant voulu qu’elle soit l’amie que l’on garde en soi qui jamais ne déçoit mais c’est trop donner trop pardonner il l’a abandonnée il aurait tant voulu qu’elle l’aime et qu’elle aime aussi... ses poèmes il aurait tant voulu qu’elle soit l’amie que l’on garde au froid il aurait tant voulu qu’elle l’aime mais il ne s’aimait pas lui-même ... il aurait tant voulu qu’elle l’aime mais elle ne s’aimait pas elle-même ..
Sur un texte traditionnel :
Pan oan bugelig bihan, gant ma mammig war he breqh, me moa blewigoù melen, frised doqh tu an neqh. Pan oan bugelig bihan, gant ma mammig war he barlenn, ur ghlaouenn deus an oaled, lampas ba ma garlanchenn. Dibaoe emaon o klask laxo anehi gant gwin rux ha gant gwin gwenn. Quand j’étais enfant, avec ma mère, dans ses bras, j’avais des cheveux blonds tout frisés. Quand j’étais enfant, avec ma mère, sur ses genoux, une braise du foyer a sauté dans ma gorge. Depuis je tente de l’éteindre, avec du vin rouge et du vin blanc. When I was a child, with my mother, on her arms, I had curly fair hair. When I was a child, with my mother, on her knees, an ember of the hearth jumped into my throat. Since I try to extinguish it, with red wine and white wine.
(Il ne me semble pas que ma mère m’ait jamais pris dans ses bras ; et je ne suis guère soiffard : non-cause à non-effet ?)
Un poème de Yeats, extrait de The Wind Among The Reeds (1899) que j’avais musiqué au début des années 90...
O’Driscoll drove with a song The wild duck and the drake From the tall and the tufted reeds Of the drear Hart Lake. And he saw how the reeds grew dark At the coming of night-tide, And dreamed of the long dim hair Of Bridget his bride. He heard while he sang and dreamed A piper piping away, And never was piping so sad, And never was piping so gay. And he saw young men and young girls Who danced on a level place, And Bridget his bride among them, With a sad and a gay face. The dancers crowded about him And many a sweet thing said, And a young man brought him red wine And a young girl white bread. But Bridget drew him by the sleeve Away from the merry bands, To old men playing at cards With a twinkling of ancient hands. The bread and the wine had a doom, For these were the host of the air; He sat and played in a dream Of her long dim hair. He played with the merry old men And thought not of evil chance, Until one bore Bridget his bride Away from the merry dance. He bore her away in his arms, The handsomest young man there, And his neck and his breast and his arms Were drowned in her long dim hair. O’Driscoll scattered the cards And out of his dream awoke: Old men and young men and young girls Were gone like a drifting smoke; But he heard high up in the air A piper piping away, And never was piping so sad, And never was piping so gay.
Une chanson « traditionnelle » que j’entendais quand j’étais chez mon père, à la ferme. Mais à l’époque elle ne sortait pas d’un mp3, mais de ce bon vieux haut-parleur (unique !) de l’électrophone jouant le disque de collectage « Dastoum » n°6 consacré au bas-pays de Questembert-Muzillac...
Mon père m’a louée pour garder brebiettes Je ne pus les garder car j’étais trop jeunette Elles s’en furent au bois par une brèche ouverte Je m’en fus les chercher, cueillant la violette J’en ai cueilli trois brins, je ne savais où les mettre Les ai mis sur mon sein, dessous ma collerette Le forestier du bois m’a bien vu les y mettre Il m’a dit par trois fois : « tu paieras les dommages – Quels dommage je paierais, je n’ai ni champ ni vache Je n’ai qu’un ptit oiseau, encore il est volage Il traverse les mers sans toucher au rivage Il traverse les terres sans toucher au feuillage... »
J’ai commencé à pleurnicher début 61, dans une « exploitation agricole », en « Basse-Bretagne »... Enfance et adolescence solitaires et tristes... Après quoi j’ai fait des études « supérieures », qui font de moi un « ingénieur », mais peu nous importe.
J’ai commencé à écrire des chansons au sortir de l’adolescence, j’en ai composé tout au long de ma vie, mais sans jamais les faire entendre, pour ainsi dire, avant ce site.
Sans jamais les faire entendre, ni les enregistrer correctement, comme vous entendrez peut-être.